À quoi sert une étude marché ?
Une étude de marché vous aide à prendre de bonnes décisions avant d’investir du temps et de l’argent. Il s’agit de vérifier la viabilité de votre projet avec des éléments concrets.
Ce que vous gagnez
Vous étudiez ce qui se vend déjà, comment et à quel prix. Puis vous repérez ce qui vous rend différent, et surtout utile. Vous avancez ainsi avec plus de clarté, car vous savez quoi ajuster, quoi enlever et quoi renforcer.
Les décisions que l’étude de marché vous aide à prendre
Avec un bon modèle d’étude de marché pour 2026, vous pouvez définir :
- votre cible principale, celle à qui vous parlez en premier
- votre offre “version 1”, donc ce que vous vendez au départ
- votre prix, avec une logique simple et défendable
- votre zone de chalandise ou votre canal de vente, selon votre activité
- vos priorités de lancement, pour éviter de vous éparpiller
Le bon repère, avant d’aller plus loin
Une étude de marché utile répond à une question centrale : est-ce que votre offre rencontre une demande, et dans quelles conditions ? Pour y répondre, il vous faudra travailler sur quatre axes : le marché, la demande, l’offre et l’environnement.
Commencez par poser votre cadre
Avant d’étudier des statistiques ou d’interroger qui que ce soit, vous avez besoin d’un point de départ clair. Sinon, vous allez collecter beaucoup d’informations… sans savoir quoi en faire. Votre objectif ? Poser votre projet noir sur blanc, avec deux repères.
1) Décrivez votre projet en une phrase
Cherchez une phrase courte, compréhensible, qui se concentre sur l’essentiel.
Formule utile : j’aide [qui] à [obtenir quoi] grâce à [quelle solution]. Exemple : j’aide des artisans à trouver plus de clients grâce à une stratégie de contenu. Si votre phrase dépasse deux lignes, coupez. Vous ne perdez rien. Au contraire, vous gagnez en clarté.
2) Définissez votre périmètre de marché
Même si vous vendez en ligne, votre marché n’est jamais “tout le monde”. Il se définit par un type de client, un besoin et souvent un contexte. Par exemple, vous pouvez viser des coachs en reconversion, des boutiques e-commerce, ou des professions libérales qui manquent de temps.
Si vous lancez une activité locale, vous devez cadrer davantage. Vous dépendez en effet d’une zone de déplacement, d’habitudes de consommation et d’une concurrence proche. Une boulangerie, un cabinet de naturopathe, une chambre d’hôtes ou un salon de coiffure ne marchent pas “en Bretagne”, mais à 10, 20, parfois 40 minutes autour d’un point précis.
Choisissez donc un périmètre de marché :
- local : une ville, un quartier, un bassin de vie
- régional : un département, une région
- national
- en ligne : une niche, une communauté, un type d’activité
Modèle d’étude de marché pour 2026 : étape 1
Une fois votre cadre posé, vous pouvez attaquer l’étude de marché à proprement parler. Et bonne nouvelle pour votre charge mentale : vous n’avez pas besoin de tout analyser. Vous devez surtout délimiter clairement votre marché et vous appuyer sur quelques repères fiables.
Votre mission, ici, consiste à répondre à trois questions. Qu’est-ce que vous vendez, à qui, et dans quel marché.
Commencez par définir votre marché
Un marché n’est pas un secteur au sens large. Le bien-être, la restauration ou le marketing ne sont pas des marchés en tant que tels. Vous devez descendre d’un cran et préciser :
- Le produit ou le service exact
- La cible principale
- Le contexte d’usage ou d’achat
Exemples de formulation claire :
- Cours de yoga prénatal pour femmes enceintes, à domicile, dans une zone de 15 km
- Service de comptabilité pour indépendants, en abonnement, 100 % en ligne
- Chambre d’hôtes familiale, proche d’un site touristique, avec séjour de 2 à 4 nuits
Repérez les tendances qui changent l’achat en 2026
Vous n’avez pas besoin d’écrire un rapport d’expert. En revanche, vous avez intérêt à identifier ce qui influence les décisions d’achat dans votre secteur.
Trois angles à regarder :
- Les habitudes clients : ce qu’ils attendent, ce qu’ils comparent, ce qui les rassure
- Les canaux : là où ils cherchent de l’information et là où ils achètent
- Le niveau d’exigence : délais, transparence, avis, qualité, services inclus
Astuce CréActifs : pour chaque tendance, posez-vous une question : est-ce que ça change mon offre, mon prix ou ma manière de vendre ?
Cherchez des infos fiables
Le plus important, ce n’est pas la quantité mais la fiabilité. Voici les sources publiques à privilégier :
- Insee, pour des données démographiques et économiques
- data.gouv.fr, pour des données ouvertes selon les secteurs
- CCI et CMA, pour des informations de terrain, des ressources locales et, selon les cas, des études économiques
- Fédérations et organisations professionnelles, pour comprendre les pratiques du métier, les tendances et les standards du secteur
Étape 2 : analysez la demande
Vous pouvez avoir la meilleure idée du monde, si personne n’achète, ou pas comme vous l’imaginez, votre projet risque de capoter. L’analyse de la demande sert justement à éviter ce décalage entre rêve et réalité. Ici, vous cherchez à comprendre qui achète, pourquoi, dans quelles conditions, et ce qui déclenche la décision d’achat.
Commencez par observer avant d’interroger
Avant de préparer un questionnaire, regardez déjà ce que votre marché raconte. Vous pouvez explorer :
- Les avis clients sur des offres proches de la vôtre
- Les commentaires sur les réseaux sociaux
- Les forums et les groupes spécialisés
- Les questions qui reviennent dans les FAQ de vos concurrents
Ce que vous cherchez :
- Les mots utilisés par vos futurs clients
- Leurs irritants : ce qui les agace ou les freine
- Leurs critères de choix, donc ce qui fait pencher la balance vers l’achat
Combinez qualitatif et quantitatif
Vous avez deux façons complémentaires d’approcher la demande. Le qualitatif vous aide à comprendre :
- Ce que votre client veut vraiment
- Ce qui le bloque
- Ce qu’il compare
- Ce qu’il est prêt à accepter, ou non
Le quantitatif, lui, vous aide à mesurer
- Ce qui revient le plus souvent
- Ce qui compte vraiment dans la décision
- Un ordre de priorité entre plusieurs options
L’idée est de chercher assez de retours pour repérer un schéma. Commencez donc par quelques entretiens pour comprendre le “pourquoi”, puis utilisez le questionnaire pour vérifier et prioriser ce que vous avez entendu.
Réalisez 5 à 10 entretiens
Conseil : posez des questions ouvertes, puis laissez un silence. Les meilleurs détails arrivent souvent après deux secondes de pause. Voici trois questions qui fonctionnent :
- Qu’est-ce qui vous a poussé à chercher une solution ?
- Qu’est-ce qui vous a freiné jusqu’ici ?
- Comment choisissez-vous entre deux options ?
Préparez votre questionnaire
Le questionnaire sert à confirmer ce que vous avez repéré en entretien. Gardez un format simple.
- 10 à 12 questions maximum
- Des réponses faciles à analyser
- Une question finale ouverte, pour capter des nuances
Exemples de questions à poser pour mieux cerner vos futurs clients :
- Qu’est-ce que vous cherchez à améliorer en priorité en ce moment ?
- Aujourd’hui, comment faites-vous ?
- Qu’est-ce qui vous agace le plus dans la solution actuelle ?
- Qu’est-ce qui vous ferait changer ?
- Qu’est-ce qui vous rassure avant d’acheter ?
- Quel budget vous semble acceptable pour ce type de solution ?
- Vous préférez payer à la prestation ou en abonnement ?
- Où allez-vous chercher une solution quand vous en avez besoin ?
- Qu’est-ce qui vous ferait dire “non”, immédiatement ?
- Si vous aviez une baguette magique, qu’est-ce que vous amélioreriez ?
Modèle d’étude de marché pour 2026 : étape 3
Évaluer la concurrence sert à comprendre les règles du jeu et surtout à repérer une place possible pour votre entreprise. À ce stade, vous ne cherchez pas le meilleur concept, mais une offre claire, crédible et simple à comprendre pour vos futurs clients.
Repérez vos concurrents directs et indirects
Commencez par lister deux catégories. Elles ne se ressemblent pas, pourtant elles se disputent souvent le même budget.
- Concurrents directs : ceux qui proposent une offre très proche de la vôtre.
- Concurrents indirects : ceux qui répondent au même problème, mais autrement.
Exemple : si vous proposez un accompagnement en communication, vos concurrents indirects peuvent être un outil qui automatise les posts, une formation en ligne “do it yourself”, ou un modèle de contenus à remplir soi-même.
Construisez votre tableau concurrentiel
Le but, ici, consiste à comparer vite et bien : évitez les impressions vagues et notez ce que vous observez, point.
Colonnes utiles à remplir :
- Promesse : le résultat annoncé en une phrase.
- Offre : ce qui est inclus, et ce qui ne l’est pas.
- Prix : tarif, format et conditions.
- Cible : à qui vos concurrents s’adressent.
- Canaux : où ils vendent, et où ils se rendent visibles.
- Preuves : avis, cas clients, réalisations, labels.
- Tonalité : style, posture, vocabulaire.
- Points forts : ce qui rend l’offre crédible.
- Points faibles : ce qui laisse une place pour l’amélioration.
Souvenez-vous : ne vous perdez pas dans trop d’informations : sélectionnez-en juste assez pour comprendre le positionnement. Petit détour au pays du soleil levant pour affiner cette manière de procéder. Le wabi-sabi est un concept japonais qui valorise la beauté de l’imparfait, du simple et du “pas fini”. Pourquoi ?
Chercher la perfection dès le départ retarde vos choix.
Appliqué à notre modèle d’étude de marché pour 2026, cela vous rappelle une chose : vous avancez avec ce que vous avez, pas avec des conditions idéales.
- Livrable à produire : un tableau sur 1 page, même sur Google Sheets, même imparfait.
Le mapping concurrentiel
Le mapping vous donne une photo simple du marché. Vous placez les offres sur deux axes. Ensuite, vous repérez les zones déjà saturées, et les zones plus ouvertes.
Choisissez deux axes faciles, comme :
- Prix accessible ↔ Prix premium
- Offre standard ↔ Offre spécialisée
Ou, selon votre activité :
- Rapide ↔ Très accompagné
- En autonomie ↔ Clé en main
Vous n’avez pas besoin d’un graphique parfait. Un croquis sur papier suffit.
Livrable à produire :
- Un mapping avec 6 à 10 acteurs placés
- Une phrase de conclusion : “Le marché se concentre ici, donc je peux me positionner là.”

Tirez votre première leçon de positionnement
Une fois votre tableau et votre mapping faits, vous devez pouvoir répondre à trois questions.
- Qu’est-ce que les clients obtiennent partout, donc ce qui n’est pas différenciant ?
- Qu’est-ce qui manque souvent, qui est donc une opportunité ?
- Qu’est-ce que vous pouvez assumer vraiment, donc ce qui est crédible ?
Étape 4 : analysez l’environnement qui influence votre marché
Votre marché ne vit pas sous cloche. Même avec une offre solide et une demande réelle, certains facteurs extérieurs peuvent accélérer votre lancement… ou vous obliger à ajuster votre copie.
Analysez 5 facteurs
Vous pouvez analyser l’environnement avec une grille simple en vous posant les bonnes questions.
- Économique : quel budget vos clients peuvent-ils consacrer à ce type d’offre ?
- Social : quelles habitudes ou attentes influencent leur décision ?
- Technologique : quelles évolutions facilitent l’achat, la production, ou la distribution ?
- Légal : quelles règles encadrent votre activité, votre communication, vos données ?
- Écologique : quelles attentes émergent, et comment influencent-elles le choix d’un prestataire ou d’un lieu ?
Astuce : pour chaque facteur, demandez-vous si cela change votre offre, votre prix, votre canal, ou votre organisation.
Livrable à produire : une phrase par constat, du type et son impact pour vous. Exemples :
- Constat : les clients comparent beaucoup les avis avant d’acheter.
Impact : donc je mets en place une collecte d’avis dès mes premiers clients. - Constat : la demande devient plus saisonnière dans ma zone.
Impact : donc je prévois une offre ou une communication spécifique en basse saison.
Allez chercher des infos publiques, quand c’est nécessaire
Certains sujets exigent une source officielle. Vous gagnez en crédibilité et vous évitez les approximations.
- Réglementation et démarches : Service-Public donne un cadre clair sur la démarche d’étude de marché et les ressources utiles.
- Informations économiques et territoriales : Insee et data.gouv.fr restent de bons réflexes pour des données vérifiables.
Vous n’avez pas besoin de citer dix sources. Deux ou trois sources solides suffisent largement.
Repérez les contraintes… et surtout les opportunités
Le mot “contrainte” fait souvent peur, alors qu’il aide à prendre de meilleures décisions. Une règle, une tendance ou une évolution du marché peut aussi devenir un avantage si vous l’intégrez tôt.
- Si une règle impose un cadre, vous pouvez rassurer vos clients en l’expliquant clairement.
- Si une tendance monte, comme dans les secteurs porteurs 2026, vous pouvez adapter votre offre avant les autres.
- Si un canal devient dominant, vous pouvez y concentrer vos efforts au lieu de vous disperser.
Étape 5 : transformez votre étude en positionnement clair
Vous avez collecté des informations ? Maintenant, traduisez-les en choix simples. Votre positionnement sert à rendre votre offre facile à comprendre.
1) Écrivez votre proposition de valeur en 3 lignes
Vous cherchez une formulation courte, qui dit l’essentiel.
- Pour qui : votre cible principale
- Pour quoi : le résultat concret attendu
- Comment : votre approche, ou votre méthode
Exemple de structure
Vous aidez [cible] à [résultat] grâce à [approche].
2) Choisissez un angle de différenciation crédible
Votre différence repose souvent sur un seul pilier.
- Une spécialisation : un secteur, une cible, un usage
- Un niveau d’accompagnement : plus guidé, plus cadré, plus humain
- Une méthode : un process clair, une façon de faire reconnaissable
- Une expérience : un style, une qualité, une attention aux détails
3) Ajoutez des preuves, même modestes
Vous renforcez votre crédibilité avec des preuves concrètes, même au démarrage.
- Des résultats : avant/après, gains mesurables
- Des éléments visibles : démo, portfolio, exemples
- Des retours : avis, recommandations
- Des garanties : cadre clair, étapes, délais annoncés
4) Définissez votre offre “version 1”
Formulez une offre simple, facile à expliquer et à délivrer.
- Ce qui est inclus
- Pour quel résultat : le bénéfice attendu
- En combien de temps : un format et un rythme
Phrase utile
Votre offre v1 permet à [cible] d’obtenir [résultat] en [délai], avec [format].
Étape 6 : l’estimation de chiffre d’affaires
Vous n’avez pas besoin d’être expert en finance pour estimer votre chiffre d’affaires. Il vous suffit d’avoir une logique claire, basée sur des hypothèses réalistes.
Partez d’une formule simple
Votre estimation tient en trois éléments :
- Nombre de ventes sur une période
- Panier moyen ou prix moyen
- Rythme : par semaine, par mois, par saison
En clair, vous cherchez à répondre à une question : combien de fois pouvez-vous vendre, et à quel prix ?
Faites deux scénarios, pas dix
Deux scénarios suffisent pour vous donner une vision solide.
- Scénario prudent : vous avancez à un rythme confortable, avec une marge de sécurité.
- Scénario dynamique : Vous visez plus haut : optimiste mais pas irréaliste
Vérifiez trois points qui changent tout
Pour éviter les estimations trop optimistes, vérifiez ces trois variables :
- Votre capacité : combien de clients pouvez-vous servir sans vous épuiser ?
- Votre taux de transformation : sur 10 prospects, combien deviennent clients ?
- Votre saisonnalité : est-ce que vos ventes varient selon les périodes ?
N’oubliez pas vos charges
Vous n’avez pas besoin de tout détailler ici. Notez simplement les grandes familles de dépenses.
- Outils et abonnements
- Communication et acquisition
- Déplacements ou logistique
- Charges fixes : local, assurances, hébergement, etc.
À la fin, vous devez pouvoir dire une chose : à partir de quel volume de ventes votre activité devient confortable.
Passez à l’action
Vous avez clarifié votre marché, écouté vos futurs clients, observé l’offre existante, puis posé des hypothèses chiffrées. Votre projet est désormais structuré, avec des choix assumés.
Le point clé, maintenant, c’est l’enchaînement. Une étude de marché n’a de valeur que si elle vous aide à décider, puis à avancer. Votre prochaine étape consiste donc à transformer vos conclusions en actions simples : affiner votre offre “version 1”, sécuriser votre statut, puis construire un business plan cohérent.
C’est exactement l’objectif de la formation CréActifs Conduire un projet de création d’entreprise : vous apprenez à structurer votre projet, réaliser votre étude de marché, choisir le bon statut et construire un business plan efficace, avec des outils concrets et une méthode claire.
FORMATION : CRÉER SON ENTREPRISE DE A À Z
Rédiger un Business Plan peut présenter bien des difficultés. Voilà pourquoi l’un des objectifs de cette formation est de savoir collecter et analyser les informations permettant de comprendre au mieux son marché (cibles, offres, opportunités…) pour élaborer une stratégie et une offre pertinente.
Besoin de financement ? Sachez qu’il existe différentes solutions pour faire financer votre formation.
La vie entrepreneuriale comporte de bien nombreux aspects. A moins d’être un autodidacte de génie, acquérir seul les compétences nécessaires est difficile et chronophage. Heureusement, vous pouvez compter sur les formations CréActifs.
