Catégorie L'idée, Le lancement de sa société

Qu’on se le dise, la France est une terre d’innovation. En 2018, 10 000 startups peuplaient le paysage entrepreneurial français. Afin de soutenir ce vivier très conséquent, un label a été créé par le gouvernement : la « French Tech ». Cette appellation est donnée à des pôles métropolitains lorsqu’ils sont reconnus pour leur écosystème de startups.

 

Où trouve ton les pôles d’innovation de la French Tech ?

 

On compte aujourd’hui 13 métropoles labellisées French Tech parmi Lyon, Brest, Bordeaux ou encore Montpellier. Douze villes étrangères ont également l’appellation dont San Francisco, Tokyo ou encore Le Cap. A travers la création de la French Tech, il y a avant tout une volonté de faire de la France, une république « Numérique ». En plus d’aider les startups françaises, le label permet également d’attirer des startups étrangères sur le territoire grâce à son programme French Tech Ticket.  

 

Les startups du numérique sont essentielles pour le développement industriel de la France.

La région Ile-de-France constitue un vivier très large pour les entreprises innovantes puisqu’elle concentre 50 % des startups françaises[1], faisant de Paris la Silicon Valley française.

 

Afin de soutenir et d’accompagner les entrepreneurs et l’innovation, la French Tech accorde des financements via la bourse French Tech. Cette subvention est accordée par BPIFrance (allant jusqu’à 30 000 €). Cette somme est versée aux projets innovants nécessitant notamment une phase d’étude.

 

Quels sont les domaines d’activités de la French Tech ?

 

Avec ses 9 réseaux de thématiques, la French Tech impacte tous les secteurs d’activité :

 

Health Tech : La France jouit d’une très bonne réputation en matière d’innovation dans le domaine de la santé. La Health Tech permet aux startups d’avoir un développement international. Par exemple, la startup Gleamer propose une assistance aux radiologues grâce à l’intelligence artificielle. Son logiciel détecte les anomalies fines sur une image médicale afin de sécuriser le diagnostic du praticien.

 

IoT et Manufacturing : Les objets connectés (internet des objets) sont de plus en plus fréquents dans notre quotidien et touchent tous les secteurs d’activité. Les voitures équipées de capteurs de pression des pneus ou encore les animaux pourvus d’une puce illustrent parfaitement cette tendance. Canhegat a développé un pendentif qui permet de contrôler la santé des animaux domestiques. De nombreuses informations comme les rations de croquettes, le poids ou l’activité physique sont transmises au propriétaire via une application mobile.

 

EdTech et Entertainment : Le ministère de l’Education Nationale a lancé le plan numérique en 2015 afin d’intégrer le digital dans les transformations organisationnelles et pédagogiques du système éducatif. Dès lors, tout un écosystème s’est organisé autour de ce secteur plein de promesses. Myorientation.co met par exemple en relation des lycéens avec des étudiants Post-Bac afin de les aider dans leur orientation. 

 

Cleantech et Mobility : Le réchauffement climatique est de plus en plus préoccupant. La technologie « propre » cherche ainsi à fournir des performances supérieures à moindre coût, à réduire l’impact négatif sur l’environnement et à sensibiliser pour une utilisation plus responsable des ressources naturelles. La Startup « Les Alchimistes » propose aux professionnels de collecter leurs déchets près de chez eux et de les traiter pour approvisionner les jardiniers et agriculteurs en compost.

 

FinTech : A la suite de la crise économique de 2008, bon nombre de banquiers et traders ont quitté les grands centres financiers pour repenser la finance grâce aux nouvelles technologies. Leur but est de rendre plus accessible la finance grâce à des services de meilleure qualité et moins chers. Grâce à l’application Obvy, les transactions de biens et services entre particuliers sont sécurisées.

 

Security et Privacy : Face à la croissance des objets connectés, la question de la sécurité des données devient un enjeu majeur. Cyrating est une startup experte en cybersécurité qui examine les messageries et les sites des entreprises puis attribue des notes pour chaque catégorie.

 

Retail : Le commerce au sens global occupe une grande place dans le circuit économique français. Grâce au numérique, le commerce au détail (Retail) s’adapte à la constante évolution de l’offre commerciale. Le e-commerce représente ainsi 7% du commerce de détail français ce qui place la France à la deuxième place sur le marché du e-commerce européen[2]. Par exempe, grâce à Airfree, les passagers en avion peuvent acheter des produits en duty free durant leur vol et les récupérer à leur arrivée.

 

Food Tech et Ag Tech : Le mariage entre le secteur de l’agro-alimentaire et les nouvelles technologies a accouché de la Food Tech. Le numérique est présent de la chaîne de production, avec l’utilisation de drones ou de logiciels de gestion d’exploitations, jusqu’à l’assiette du consommateur. L’application LaFourchette permet de réserver des tables de restaurants partout en France depuis son téléphone.   

 

Sports : A l’occasion de Jeux Olympiques de Paris en 2024, la France cherche à se positionner comme l’un des acteurs majeurs des grands évènements sportifs. La mise en réseau des startups autour de cette thématique agit en faveur du développement de l’offre française sur le sport, les évènements sportifs, la santé et le bien-être. Pour les adeptes de golf, Unigolf propose de clarifier la trajectoire d’orientation de la balle par rapport à la ligne de la cible. Les golfeurs n’ont qu’à ajuster leur swing et recevoir une rétroaction.

 

Quel avenir pour les startups françaises dans le monde ?

 

Sous l’impulsion de la French Tech, les startups françaises se portent bien, avec 3.6 milliards d’euros levés en 2018 soit 41% de plus qu’en 2017. C’est tout un écosystème régit par la French Tech qui permet l’essor de l’innovation française.

 

L’année 2018 marque un tournant dans l’initiative French Tech : une nouvelle stratégie a été annoncée ! Elle vise désormais à soutenir l’essor des start-ups à fort potentiel de croissance (scale-ups) et à favoriser des entreprises porteuses d’une solution qui apporte directement ou indirectement une réponse aux enjeux majeurs pour la planète et la société (« Tech for Good »).

 

[1] Source : Gouvernement

[2] Source : La French Tech

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