Catégorie Financer son développement

Le banquier est un partenaire incontournable du chef d’entreprise. Il ne doit pas être perçu comme quelqu’un à qui vous recourez seulement en cas d’urgence.

Mais plutôt comme le partenaire qui vous accompagne au quotidien et qui participe à la création et au développement de votre activité. Avec lequel vous pouvez parler de vos projets, vos ambitions, du potentiel de votre activité, voire de ses perspectives d’avenir.

Notre conseil :
Rencontrer son banquier au moins une fois par an. Afin de faire le point sur l’année passée ainsi que des prévisions sur l’année prochaine.

C’est aussi l’occasion de négocier/renégocier les taux d’intérêts, ainsi que les différents concours bancaires dont vous aurez besoin.

Le compte bancaire professionnel et les différents produits et services utiles.

Le compte bancaire professionnel

Entreprise Individuelle, EURL/SARL, SASU/SAS… quelle que soit votre forme juridique, vous aurez besoin d’un compte bancaire professionnel.

Ce compte vous sera utile pour :

  • Encaisser vos recettes
  • Régler vos fournisseurs
  • Payer vos salariés
  • Payer vos charges fiscales
  • ….

Ce compte professionnel est souvent associé à différents produits et services.

Les micro-entrepreneurs n’ont pas l’obligation d’avoir un compte bancaire professionnel, cependant ils doivent avoir un compte bancaire dédié uniquement à l’activité. Ce compte bancaire peut être un compte de particulier.

Nos conseils :
Pour l’ouverture de votre compte professionnel ou compte dédié, ainsi que la demande de financement, nous vous conseillons de vous rapprocher de votre banque personnelle en premier.

Elle vous connaît déjà et vous fera confiance plus facilement. 

Cependant, si la relation avec votre banque n’est pas bonne, l’ouverture d’un compte bancaire professionnel peut s’avérer difficile.

Nous vous conseillons de démarcher plusieurs banques (3 à 4) afin de comparer les différents produits et services proposés ainsi que la tarification.

Bon à savoir :
Sachez que la banque peut vous refuser l’ouverture d’un compte professionnel. Dans ce cas elle doit vous le notifier par écrit.

Vous aurez besoin de cet écrit pour faire valoir votre droit au compte auprès de la Banque de France, à condition de ne pas avoir d’autre compte professionnel d’ouvert dans une banque et d’avoir le siège social domicilié en France.

La Banque de France désignera un établissement bancaire pour domicilier le compte mais avec les services de base gratuits.

Pour plus d’information nous vous invitons à consulter l’article L312-1 du Code Monétaire et Financier (CMF)

Les moyens de paiements

Une entreprise peut disposer de plusieurs moyens de paiement. Elle doit en proposer également à ses clients.

La règle est de proposer au minimum deux moyens de paiement et d’indiquer ceux qui sont acceptés et ceux qui ne le sont pas.

L’espèce :
C’est le moyen de paiement le plus courant. Il est soumis à une règlementation stricte.

En effet, il est possible de payer un professionnel qu’à hauteur de 1000 € en espèce (15 000 € pour un non résident). Au-delà : Chèque, CB, Virement, Paypal…

Cependant, il est possible pour un professionnel de payer un salarié en espèce à hauteur de 1500 €. Au-delà de ce montant, il faut obligatoirement procéder au paiement par chèque ou par virement bancaire.

Le chéquier :
Le chéquier est un moyen de paiement gratuit fourni par la banque. Cependant, la banque peut refuser de vous le délivrer.

La délivrance d’un chéquier et son acceptation génèrent des obligations entre les deux parties (le client et la banque)

Entre autres :

  • Obligation d’avoir la provision disponible et suffisante sur le compte dès son émission.
  • La vérification de l’authenticité et de la régularité du chèque avant tout paiement
  • ….

Il existe différentes sortes de chèques :

  • Le chèque de paiement : le plus courant
  • Le chèque certifié dont le montant est gardé sur le compte pendant les 8 jours qui suivent son émission
  • Le chèque de banque qui est émis par la banque elle-même.

La durée de validité d’un chèque est de 1 an et 8 jours pour les chèques émis en France et peut aller jusqu’à 1 an et 70 jours pour les chèques émis dans les DOM TOM et le reste du monde.

Les Cartes Bancaires / La Business Card :
Les cartes bancaires sont la plupart du temps payantes. Les prix varient d’une banque à l’autre et en fonction des différents services associés (assurance, assistance…)

Elles peuvent être à débit immédiat ou différé.

La Business Card est la carte bancaire rattachée aux comptes professionnels.

Le virement :
Transfert des avoirs d’un compte appartenant à un donneur d’ordre sur un autre compte.

Il est impératif que le donneur soit habilité à donner et à signer un ordre de virement.

Et la provision doit être disponible et suffisante.

Les autres moyens de paiement

  • Le prélèvement
  • Le TIP
  • Le billet à ordre
  • La lettre de change
  • Les nouveaux moyens de paiement :
    • Les comptes sécurisés comme Paypal
    • Le paiement sans contact
    • Le paiement par téléphone / Internet
    • Les cartes préchargées …

Notre conseil :
Privilégier les moyens de paiement rapides (CB, virement…) et sûrs (chèque certifié ou chèque de banque pour de grosses transactions).

Les services associés  

La banque à distance :

  • Internet fixe
  • Internet mobile (Smartphone et Tablette)

De plus en plus les banques deviennent multicanales et le client omnicanal.  Ce qui permet de gagner en autonomie, une liberté de fonctionnement, un suivi responsable des comptes.

Les assurances bien et dommage :

  • Responsabilité civile professionnelle
  • Assurance des locaux, des véhicules, de la marchandise

Les assurances de personne (pour les dirigeants) :

  • Loi Madelin pour se constituer une retraite complémentaire (dirigeants relevant du RSI)
  • Assurance homme clé
  • Assurance perte d’emploi 

Le coût des services bancaires ?

La banque est un organisme financier qui peut être assimilé à un commerce.

Elle propose des produits et services bancaires moyennant un prix.

Les coûts des services bancaires se décomposent comme suit :

  • Les frais de tenue de compte (20 à 40€ par mois)
  • A ces frais s’ajoute le décompte d’agios arrêté trimestriellement composé :
    • Des intérêts débiteurs et créditeurs,
    • D’une commission de dépassement,
    • D’une commission du plus fort découvert,
    • D’une commission d’immobilisation,
    • Et d’une commission de mouvement

Bon à savoir :
Pour le choix de vos moyens de paiement, tenez compte les délais d’encaissement sur le compte qui peuvent être plus ou moins rapides en fonction du type de paiement, ainsi que des dates de valeur. Ils peuvent avoir un impact sur la trésorerie et causer des découverts.

Le financement de mon activité

La banque est la partenaire idéale de la création et du développement de votre entreprise. 

Elle peut intervenir pour le financement du haut du bilan : investissements via des financements à moyen et long terme.

Elle peut également intervenir pour le financement du bas de bilan : via des financements à court terme.

Les solutions de financement sur le moyen et long terme

L’emprunt bancaire à moyen et long terme :
Permet de financer les immobilisations : fonds de commerce, matériel de transport, outillage industriel, matériel informatique…

Les montants à financer sont les montant hors taxes.

Pour la TVA, il faut trouver une autre solution de financement. Soit vous avancez vous-même le montant de la TVA soit vous négociez auprès de la banque un relai TVA.

D’autres types de financement existent pour les investissements. Il s’agit notamment de la Location Longue Durée (LLD) et du crédit-bail ou Location avec Option d’Achat (LOA).

Location Longue Durée :
La banque achète à votre place le matériel et vous le loue via un contrat de location.

La durée d’une LLD varie de 1 à 5 ans en moyenne. Pendant toute cette durée, l’entretien et la maintenance du matériel sont à la charge de la banque.

Avec la LLD, il n’y a pas d’option d’achat à l’issue du financement.

La LLD est beaucoup utilisé pour le financement de véhicules.

Le crédit-bail mobilier avec option d’achat :
Même principe que la LLD, vous êtes locataire du bien financé pendant toute la durée du contrat de crédit-bail. 

Aux termes du contrat de location, vous avez la possibilité d’acquérir le matériel à une valeur résiduelle qui tient compte des loyers versés durant la durée de location.

La particularité de ces financements est que, comme vous n’êtes pas propriétaire du matériel, ce dernier ne comptera pas dans le patrimoine de l’entreprise et ne figurera pas à l’actif du bilan. La source de financement ne viendra pas non plus dans le passif du bilan.

Les solutions de financement sur le court terme.

Permettent d’optimiser la trésorerie de l'entreprise et de pallier aux différents problèmes de paiement et de liquidité de l’entreprise.

Les plus courantes sont :

  • Le découvert autorisé 
  • La facilité de caisse
  • Le crédit de campagne
  • Et les crédits de mobilisation de créances.

L’autorisation de découvert :
Il s’agit d’un concours dont le montant est estimé en fonction des besoins de trésorerie et des garanties mises en place. C’est un concours permanent, il n’y a pas d’obligation que le compte repasse en positif.

En phase de création il est très difficile à obtenir. Le banquier va demander à avoir une ou deux années de recul sur votre entreprise avant d’envisager à vous le consentir.

La facilité de caisse :
Accord consenti de la banque permettant à l’entreprise la possibilité d'avoir un compte à découvert pendant un court laps de temps, afin que cette dernière puisse faire face à des difficultés temporaires de trésorerie.

Le crédit de campagne :
C’est un découvert de plusieurs mois, qui finance les activités saisonnières.

La mobilisation de créances :
La mobilisation de créances est un procédé qui permet de mobiliser auprès d’une banque ou un organisme habilité, toute ou une partie de ses créances clients. La banque vous avance le montant des créances que vous souhaitez mobiliser. C’est un excellent moyen pour financer sa trésorerie

Les mobilisations les plus fréquemment utilisées sont :  

  • La cession dailly : Avance sur factures
  • L'escompte : Avance sur effets de commerce
  • L'affacturage : Cession de tout le poste client à une société d’affacturage

Notre conseil :
Ne mobiliser que les créances sûres et certaines.

 

La contrepartie / garantie des financements bancaires

En contrepartie des financements qu’elle vous accorde, votre banque peut exiger des garanties pour assurer les remboursements en cas de défaillance de votre part.

Les garanties les plus courantes

La caution solidaire :
Le dirigeant s’engage à rembourser l’emprunt à défaut du paiement par l’entreprise.

Le nantissement :
Le nantissement est la mise en gage d’un bien mobilier à titre de garantie d’un prêt.

Le nantissement peut porter sur le fonds de commerce, sur la marchandise, sur le véhicule,...

L’hypothèque :
Mise en gage d’un bien immobilier pour garantir un prêt. L’entreprise qui dispose d’un patrimoine immobilier peut proposer une hypothèque comme garantie d’un financement.

Autres garanties :
La banque peut aussi demander le blocage des comptes courants d’associés pour assurer la permanence des fonds propres de l’entreprise.

Sachez que vous pouvez recourir à des sociétés de cautions qui se portent garants pour vous auprès des organismes financiers afin d’obtenir plus facilement vos financements :

  • BPI
  • France Active : FAG, FGIF
  • SIAGI
  • Socama

Dernier conseil :
Tout échange avec le banquier ne peut se faire sans le support des divers documents financiers.

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